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Homelie du 4e dimanche de Carême

4e dimanche de Carême (GSSJP2 – Lomé, 27.3. 2017)

1·Sam 16.1, 6–7, 10–13 // Ps 23 // Éph 5.8–14 // Jn 9.1–41

Emmanuel Mawuli DEGBE

 

CHERS AMIS EN CHRIST !

 

         Pour ceux qui prennent le temps de lire la Bible, ils doivent avoir constaté que l’un des aspects qui frappent le plus, c’est la cohérence de la Parole de Dieu. C’est ce qui a souvent expliqué la méthode de prédication de l’Apôtre Pierre : il part presque toujours d’un évènement, il va chercher l’explication ou le fondement dans l’AT, et enfin, conclut par une exhortation.

         Le texte évangélique que nous venons d’entendre nous donne l’occasion d’en faire autant, pas forcément en nous référant à l’AT, mais dans toute la Bible.

         Ceux et celles parmi nous qui ont bonne mémoire doivent se souvenir qu’à Noël (la solennité de l’Incarnation), l’évangile qu’on avait lu, traçait déjà le programme du Messie qui venait de naître à travers sa description :

« Il était la Lumière qui éclaire tout homme en venant dans ce monde… La Lumière est venue dans les ténèbres, et les ténèbres tentent de la repousser, mais sans jamais pouvoir l’arrêter. Cette Lumière est le Messie qui est venu chez les siens, et les siens ne l’ont pas accueilli, mais ceux qui l’ont reconnu, il leur a donné pouvoir de devenir enfants de Dieu » (Jn 1).

         Ce Messie donc déclare aux Pharisiens que du moment où ils affirment qu’ils voient, ils demeurent dans le péché. Tandis que ceux qui viennent à lui sont illuminés par sa Lumière, comme l’affirme Saint Paul dans la deuxième lecture adressée aux Éphésiens, à savoir : laisser la lumière irradier nos œuvres, nous laisser illuminer par la lumière et éviter les ténèbres sous toutes ses formes.

Aujourd’hui on peut définir les ténèbres par le refus de croire en lui ou de lui faire confiance. D'autres aspects des ténèbres sont : la sorcellerie, la diffamation, le torpillage, on crée le malheur de l’autre, mais sans vouloir se faire connaitre ; et on vit ainsi dans la pure hypocrisie. Saint Paul dénonce ces attitudes et recommande la préférence de la lumière et le témoignage en sa faveur.

C’est cela que démontre l’audace de cet aveugle guéri, qui essaie de défendre Jésus en ripostant face aux Pharisiens : « Tout homme qui l’honore et fait sa volonté Dieu l’exauce … si cet homme-là ne venait pas de Dieu, il ne pourrait rien faire ». Il retrouve en Jésus, l’assurance de l’homme soumis à Dieu. Comme l’indique ce dicton des livres sapientiaux : « Le commencement de la sagesse, c’est la crainte du Seigneur ». Il trouve que Jésus craint Dieu ; c’est là la source de sa force qui le rend si fort et si puissant dans l’accomplissement de ses œuvres.

Autre remarque : Jésus avait annoncé déjà, à la suite des prophètes, que  sa Parole est une épée à double tranchant : désormais, dans une famille de cinq personnes, deux seront contre trois et trois contre deux ; la belle-mère contre la belle-fille et la belle-fille contre la belle-mère…

Voilà ce qui se démontre d’une part au sein même des membres d’un même Sanhédrin : ces membres se divisent à cause de Jésus : les uns, parce que Jésus a accompli ce miracle le jour du sabbat, par faute de ne pas pouvoir nier cela, condamnent Jésus en affirmant que cet homme (Jésus) ne vient pas de Dieu puisqu’il ne respecte pas le repos du Sabbat. D’autres répliquent : « Comment un homme pécheur pourrait-il accomplir des signes pareils ? ». Alors, ils se divisent à son sujet. => JESUS, ÉPÉE À DOUBLE TRANCHANT. D’autre part, ces Pharisiens excluent cet homme aveugle guéri conforment à leur décision : chasser du temple cet homme reconnaitra la messianité de Jésus. => Division des membres d’une même communauté de croyants, à cause du nom de Jésus.

Chers Amis en Christ, le nom de Jésus amène les gens, surtout dans les milieux hostiles à l’évangile, à risquer leur vie en témoignant de leur foi. Nous, vous et moi, nous avons la chance de vivre – du moins dans le moment présent – dans des milieux qui tolèrent notre pratique religieuse, et pourtant, chose contradictoire, nous avons du mal à vivre en chrétiens à part entière, ceci, sans raison fondamentale.

Daigne Dieu nous aider en ce précieux temps de Carême, à prendre conscience et à renoncer à cette lâcheté tapie à notre porte, et à revenir à la LUMIERE, véritable source de Bonheur, dont le prix se trouve à la suite du Christ portant sa croix pour notre salut ! Un jour, nous le verrons face à face, et comme le dit le psalmiste : "Devant ta face débordement de joie. À ta droite, éternité de délices. Bon Dimanche de la Joie à tous !  AMEN.

 
 
 
 
 
 
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