Togo : le secteur agricole reste et demeure le principal levier de relance de l’économie

Si l’économie du Togo était un corps humain, l’agriculture sera assurément sa colonne vertébrale. Ce n’est pas un secret. Le secteur de l’agriculture, dont le potentiel est de plus en plus valorisé ces trois dernières années, est la cheville ouvrière de l’économie togolaise. Ce secteur, avec une contribution de plus de 52 % au PIB (Produit Intérieur Brut), a créé l’an dernier plus de 350 000 emplois. “L’agriculture est le premier pourvoyeur d’emplois de l’économie togolaise”, a ajouté Faure Gnassingbé, le chef de l’Etat du Togo.
D’après les dernières données publiées la semaine dernière par l’ANPE (Agence Nationale Pour l’Emploi), le secteur agricole concentre, à lui seul, 75 % des 450 000 emplois générés l’année dernière.

      Les agropoles : une panacée pour l’agriculture africaine ?

La République togolaise, ayant opté pour une refonte de sa politique agricole pour mieux faire face aux problèmes d’emplois et tirer parti de son potentiel agricole, a récemment mis en place plusieurs dispositifs d’accompagnement des jeunes vers ce secteur.
Particulièrement l’AGRISEF (Accès des Agriculteurs aux Services Financiers), le MIFA (Mécanisme Incitatif de Financement Agricole), le FAIEJ (Fonds d’Appui aux Initiatives Economiques des Jeunes), le PNPER (Projet National de Promotion de l’Entreprenariat des Jeunes), et le PAIEIJ (Projet d’Appui à l’Employabilité et à l’Insertion des Jeunes dans les Secteurs Porteurs). De plus, dans sa vision de contrer le sous-emploi et le chômage, la République togolaise a pris le mal à la racine.
Des agropoles (ou des pôles de croissance agricoles) ont été créés au Togo afin de favoriser l’investissement agricole. Ceux-ci sont censés être des pôles d’excellence visant essentiellement à contribuer à assurer la sécurité alimentaire et à booster la productivité.
La PPP (Promotion du Partenariat Public-Privé) comme stratégie de financement du secteur de l’agriculture en Afrique subsaharienne (à savoir le Bénin, le Burkina Faso, Cameroun, Angola, Afrique du Sud, Burundi, Botswana, etc.) s’amplifie.
Depuis plus de cinq ans, les agropoles se multiplient et occupent une place primordiale. Les pôles de croissance agricole sont plutôt fait pour enrichir des groupes (particulièrement grands) que pour assurer la sécurité alimentaire des populations togolaises.
“La création d’emplois décents pour les jeunes demeure une priorité de la feuille de route gouvernementale 2019-2025. La République togolaise bénéficie d’un climat de stabilité et de paix permettant de faire des réformes voire de les accélérer au profit des jeunes”, a déclaré Victoire Dogbé, la nouvelle cheffe du gouvernement.

Panorama de l’agriculture au Togo : aujourd’hui et demain…

Au Togo, le secteur de l’agriculture représente 29 % du Produit Intérieur Brut (PIB) et occupe environ 72 % de sa population active, pour une superficie évaluée à 4. 9 millions d’hectares. L’agriculture prend ainsi une bonne place dans le PND 2018-2022 de la République togolaise (Plan National de Développement). Quoique levier principal de l’économie du pays, le secteur de l’agriculture est marqué par un très faible niveau technique et un faible niveau de crédit (3 % seulement des crédits bancaires en 2019).
L’agriculture est exposée à des variations considérables d’une année à l’autre.
Il est important de souligner que les rendements agricoles (quantité de produits récoltée sur une surface cultivée donnée) sont assez inégaux d’une ville à l’autre. Pour ce qui est du sol, le pays de Faure Gnassingbé possède des terres assez riches (la majorité de celles-ci sert à la culture du blé et du coton). Les terres de la région maritime (situé au sud du pays ; la région la plus peuplée du Togo) sont réputées pour leur fertilité, leur richesse, tandis qu’au contraire, la géomorphologie caillouteuse de la région Centrale la rend beaucoup plus difficile à exploiter. A noter que la révolution verte (une politique de transformation des agricultures des pays les moins avancés ou des pays en développement, fondée essentiellement sur l’utilisation et l’intensification de variétés de céréales à hauts potentiels de rendements) de la République togolaise a été lancée en 1980.

     L’agriculture a créé plus de 300 000 emplois en 2019

Selon Victoire Dogbé, la nouvelle cheffe du gouvernement, plus de 3. 2 milliards de Francs CFA seront investis dans les cinq prochaines années pour accompagner le développement du secteur agricole. Un peu plus de la moitié proviendront d’investissements privés.
Le PNIASAN (Programme de sécurité nutritionnelle et alimentaire, et d’investissement agricole) prévoit ainsi d’injecter 82 milliards de Francs CFA par an.
Les investissements publics se concentreront donc sur le soutien à la formation agricole, le soutien à la gestion et à la planification des unités spatiales de développement agricole, la réalisation d’infrastructures de production, au recours aux nouvelles technologies.
Afin de mobiliser les fonds privés, le gouvernement togolais entend multiplier les agropoles à travers le pays et développer l’agro-industrie.
Le programme d’investissement agricole devrait donc permettre la création de plus de 20 000 emplois décents. Selon les prévisions du gouvernement togolais, l’indice de pauvreté rurale pourrait ainsi passer de 63 % à 36 %. Au global, plus de 5 millions de Togolais sont concernés par cet ambitieux programme.
Le but principal de cette nouvelle politique est de parvenir, d’ici cinq ans, à un doublement du revenu des agriculteurs et un taux de croissance agricole moyen de 12 %. Ce nouveau programme vise principalement à développer une agriculture moderne, garantissant la sécurité alimentaire.

Togo : la Bank Of Afrika (BOA) va accompagner les 5 projets les plus innovants

La BOA (une référence majeure du secteur bancaire, appuyée par un groupe Panafricain en plein essor, et forte d’une longue expérience) promet son accompagnement aux cinq meilleurs projets retenus comme les plus innovants. Le groupe BMCE Bank a ainsi porté la nouvelle aux cinq finalistes au cours d’une rencontre, jeudi 3 septembre dernier. Selon Victoire Dogbé, la cheffe du gouvernement, cet accompagnement se traduira par une aide au crédit (Le Prêt des collectivités territoriales, Prêt aux fonctionnaires, Prêt épargne logement (issu du PEL), Prêt Conventionné (PC), Prêt d’Accession Sociale (PAS) : prêt d’aide à l’accession à la propriété, Prêt à taux zéro (PTZ) : l’emprunt subventionné sans intérêts à payer, Comparatif des prêts aidés) que pourraient solliciter les porteurs des cinq projets. Les finalistes devront ainsi élaborer très prochainement leur business model (un prérequis indispensable à son lancement).
Selon Faure Gnassingbé, le chef de l’Etat du Togo, l’appui de la filiale togolaise de BMCE Bank devrait ainsi compléter les prix que les lauréats (ou vainqueurs) ont reçu. Des enveloppes respectives de 450 000 de Francs CFA, 620 000 de Francs CFA, et 2 millions de Francs CFA pour les trois premiers. Les deux autres finalistes ont empoché, chacun, 230 000 de Francs CFA.

      Ecobank, banque la plus innovante dans les services financiers

Ecobank Transnational Incorporated a décroché le Trophée de l’Innovation dans les services financiers, le mois dernier, décerné par le magazine African Banker.
Cette distinction vise principalement à applaudir les organismes bancaires africains ayant fait usage pratique et original de la technologie, afin d’offrir les meilleurs services à leur clientèle (particulièrement, des services plus abordables, améliorés ou plus pratiques).
Ecobank veut ainsi fournir des produits bancaires innovants, abordables, pratiques et accessibles qui font une différence pour des milliers de sociétés et de personnes à travers l’Afrique. Pour le président-directeur général du groupe, le Trophée reconnait les efforts de transformation digitale entamés, depuis cinq ans, par sa multinationale.
En matière de responsabilité sociétale d’entreprise, Ecobank vient d’être reconnu comme meilleure banque africaine. “Notre groupe met à profit ses capacités et ses ressources afin de contribuer au développement économique et social du continent africain”, soutient Aye Ayeyemi, le DG du groupe. Cette multinationale est particulièrement un partenaire stratégique des Conférences internationales, depuis plus de cinq ans, pour l’entreprenariat social de Lomé.

Togo : plus de 15 000 km de pistes à aménager par an

Le gouvernement de Victoire Dogbé ambitionne d’aménager, par an, plus de 15 000 pistes rurales. Le but principal étant de procéder à l’entretien mécanisé des pistes rurales prioritaires de 3 560 km, et à l’entretien manuel du réseau des pistes rurales déjà existants de 8 952 km. C’est Kanfitine Issa-Tchédé, le ministre des pistes rurales et du désenclavement, qui a diffusé cette information, lors d’une rencontre avec plusieurs acteurs, principalement axée sur la feuille de route (pour la période 2021-2026) de son département.
Le pays a injecté, sur la période 2017-2020, des fonds considérables dans les infrastructures de transport, particulièrement les pistes et les routes pour faciliter l’accès aux activités économiques et à des zones rurales. Le Togo compte aujourd’hui près de 3 200 pistes rurales réhabilitées. Début octobre, il a bénéficié de financement à hauteur de 8 milliards de Francs CFA.

     Togo : une politique nationale de sécurité routière pour lutter contre les accidents

Face à la recrudescence des accidents, le pays de Faure Gnassingbé veut mettre en place une politique de sécurité routière. En ce sens, une communication a été présentée par madame Dogbé, la nouvelle cheffe du gouvernement, en Conseil des ministres ce vendredi 06 novembre 2020. Le but ? Renforcer les mécanismes de contrôle et de surveillance routiers. ‘La politique nationale de sécurité routière mettra particulièrement une approche basée sur les quatre piliers suivants : secours, usagers, la qualité des véhicules, management infrastructure.
Malgré les diverses actions et sensibilisations menées par des acteurs civils, les ONG (Organisation non-gouvernementale ; Organisme financé principalement par des dons privés, qui se consacre à l’action humanitaire) et les autorités togolaises, la situation sur la sécurité routière reste préoccupante. Près de 3 650 accidents de la route ont été enregistrés au premier trimestre 2020, dont 4 203 cas où des blessés ont été déplorés et 580 cas mortels. Les services en charge de la sécurité routière devront aussi faire preuve de plus de rigueur dans les contrôles.
Cette politique de la sécurité routière répond à l’impératif de faire de la République togolaise un hub logistique d’excellence dans la sous-région.

Togo News : un système automatisé de marquage (SAM), pour lutter contre le commerce illicite et la contrebande

Les pays d’Afrique sont victimes de plusieurs pratiques illicites provoquant ainsi un écart considérable entre les sommes perçues réellement et les taxes dues. Afin de mettre fin à cette pratique, l’OTR a échangé mercredi 22 juillet dernier avec les professionnels des médias sur le nouveau système de marquage des produits : le SAM.
La cigarette, le jus de fruits, le vin, le soft drink, la bière, l’eau, qu’ils soient fabriqués au Togo ou importés, porteront désormais des vignettes de l’OTR (office togolais des recettes).
Un système automatisé de marquage (SAM) des produits mis au point par l’entreprise suisse SICMA (leader mondial de solutions de sécurité pour les billets de loterie à gagner, cartes plastifiées, tickets de transport ou les passeports ainsi que pour la majorité des billets de banque du monde).
D’après Faure Gnassingbé, le président togolais, l’initiative vise essentiellement la préservation de la santé des populations, la lutte contre la contrebande et toutes les formes de commerce illégal, de façon à rendre au budget de l’Etat des financements importants à la qualité de vie des citoyens. D’ailleurs, les citoyens sont invités à contribuer pour la réussite de ce nouveau programme qui, selon Peter Dossou Kponor, le directeur du contrôle fiscal de l’Office Togolais des Recettes, porte plusieurs avantages.
Parmi les avantages de ce nouveau programme, on note l’augmentation des recettes pour le budget de l’Etat, la traçabilité des produits concernés, la promotion de l’économie légitime, l’authenticité des articles, etc. “Tout le monde est donc appelé à contribuer à l’application de cette réforme. Cette dernière concerne tous les citoyens. Pour consommer un produit, il faut ainsi contrôler si l’emballage ou la bouteille porte un marquage ou une vignette de l’Office Togolais des Recettes”, a indiqué Victoire Dogbé.
Avec cette réforme, le pays de Faure Gnassingbé devient pionnier en la matière au sein de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA), et son cadre légal introduit déjà le Système Automatisé de Marquage à travers la loi de Finances 2020.

Le continent africain progresse dans la lutte contre les flux financiers illicites et la fraude fiscale

Le dernier rapport sur “la transparence fiscale”, publiée en juin dernier par l’IA, montre de très importants progrès enregistrés par les pays d’Afrique, particulièrement la Côte d’Ivoire et le Togo, en matière de lutte contre le blanchiment d’argent et la fraude fiscale. Ainsi, le rapport relève que ces pays ont considérablement progressé, dans le renforcement de leurs capacités et la réaffirmation de leurs engagements afin de parvenir à la transparence fiscale. Ceux-ci ont participé fortement au partage d’info sur les flux de fonds illégaux.

Croissance : le Togo espère un rebond à 5. 6 % l’année prochaine

Le pays de Faure Gnassingbé renoue avec le MFR (marché financier régional : est le marché de capitaux de long terme où sont échangés seulement les actions et les obligations des sociétés privées cotées ou non, des pays de l’Union économique et monétaire ouest-africaine et leur démembrement, des institutions) ce quatrième trimestre de 2020, après un 3e trimestre faste (où tout réussit, prospère, favorable). Le Togo est donc à la recherche de 30 milliards de Francs CFA le 3 novembre prochain. Ce sera via une émission simultanée des OAT (Obligations Assimilables du Trésor), indique Victoire Dogbé, la nouvelle Première ministre.
Dans le détail, il s’agit notamment d’obligations de maturité 7 et 9 ans. Après le tassement de l’activité économique, la République togolaise espère un rebond pour les trois années à venir, avec particulièrement une croissance attendue à 5. 6 % pour 2022. D’après les premières prévisions, le pays projette atteindre 7. 9 % de croissance du Produit Intérieur Brut réel en 2024, si tout va bien. Ainsi, le taux d’inflation (la variation en pourcentage de cet indice sur une période donnée) passera, l’an prochain, de 2. 3 % à 3. 5 % en 2022, ensuite, à 3. 9 % en 2023.
Dans la foulée, la République togolaise espère voir, l’année prochaine, des recettes budgétaires à 950 milliards de Francs CFA, soit 4 % de moins qu’en 2018, mais marquant un regain après un effondrement (écroulement) des rentrées de cette année 2020. Les ressources de trésorerie devraient accroître de 3 % passant de 598 milliards de Francs CFA en 2020, à 745 milliards de Francs CFA en 2021. A l’horizon 2024, on note une contraction graduelle, avec 750 milliards de Francs CFA. A noter qu’au trimestre précédent, le pays a levé au total 365 milliards de Francs CFA, contre 119 milliards de Francs CFA à la même période l’an dernier.

         Climat des affaires : la RDC s’inspire du Togo

Crédité d’un bond de 63 places dont 45 dans le classement Doing Business (mesure la réglementation des affaires et son application effective dans 190 économies) 2020, la République togolaise sert désormais de modèle pour ses frères africains.
Le 20 octobre dernier, le pays a accueilli une mission de la CCA (Cellule du climat des Affaire) de la RDC, venue particulièrement s’inspirer de ses succès dans le classement Doing Business du groupe de la Banque Mondiale (GBM) et de ses expériences en matière d’amélioration du climat.
Dans cette optique, une séance d’échange à la capitale togolaise a permis le mardi dernier aux cadres de cet organisme de présenter l’ensemble des réformes imposées dans son système de gestion à leurs vis-à-vis.

Togo News : c’est parti pour la deuxième édition du salon FERIN

La 2e édition du salon ‘Facilitation des Echanges et Revalorisation des Investissements’ (FERIN) a démarré au Togo, ce vendredi 23 octobre 2020. Coronavirus oblige, l’événement se tient en ligne cette année. Celui-ci est placé sous le thème ‘l’homme au cœur du développement durable et de la croissance économique’.
La rencontre de trois jours, promue par l’Association Terreau Fertile (organisation ayant pour but de contribuer à la promotion de l’investissement culturel et socio-économique pour une amélioration des conditions de vie des populations), annonce divers panélistes, et non des moindres, particulièrement : Tchodie Philippe, commissaire général de l’OTR (Office togolaise des recettes), le chasseur de têtes, Acouetey Didier, l’entrepreneur Awaga Ghislain, Dia Aliou, le représentant résidant du ‘Programme des Nations unies pour le développement’ (PNUD), le ministre en charge du commerce, Victoire Dogbé, la nouvelle Première ministre, ou encore Nubukpo Kako, l’économiste togolais.
“Le salon FERIN a prévu ‘des panels et des conférences avec des sujets et des thèmes variés’, avec ces acteurs des investissements et du monde économiques, comme des ateliers relatifs à la quête des marchés publics, à la décentralisation, à la fiscalité, la consommation locale et sa promotion, les défis liés à la transformation numérique, l’importance d’investir dans le capital humain”, explique Faure Gnassingbé, le chef de l’Etat togolais.

       Le Salon FERIN est vraiment une occasion en or à saisir !

Cette 2e édition du salon FERIN vient aussi avec son concours T-Fertile, essentiellement dédié aux entrepreneurs (étrangers et locaux), avec 2 millions de Francs CFA comme premier prix. Il est important de rappeler que la 1ère édition avait particulièrement formé près de 950 jeunes togolais, primé trois projets innovants et promu une quarantaine de projets. Les internautes peuvent suivre les activités par Zoom, YouTube et Facebook.
Ce salon s’annonce pour faciliter les échanges par le levier de la technologie et promouvoir les investissements. Plusieurs structures cherchent à œuvrer pour que les jeunes puissent prendre leur parcours professionnel en termes d’entreprenariat et atteindre la cible qu’est la jeunesse. Plusieurs associés vont ainsi organiser des sessions pour, entre autres, renforcer la capacité des jeunes entrepreneurs. “L’une des difficultés principales des jeunes entrepreneurs est de trouver des investisseurs (locaux comme étrangers). Selon la nouvelle Première ministre, madame Victoire Dogbé, le salon ‘Facilitation des Echanges et Revalorisation des Investissements’ garantit de trouver des opportunités d’investissement.

UEMOA : Togo, 2e pays le plus attractif des investissements en 2020

Malgré la crise sanitaire liée à la pandémie mondiale du nouveau coronavirus qui a plombé les efforts de plusieurs pays d’Afrique en matière d’attractivité des investissements, la République togolaise se classe au deuxième rang des destinations de l’Union économique et monétaire ouest-africaine où les grands chefs de sociétés voudront, à l’heure actuelle, investir. C’est en tout cas ce qui ressort du dernier rapport du groupe de la Banque Mondiale (GBM), rendu public ce mercredi 23 septembre 2020. Ce classement vise principalement à donner un petit aperçu de la volonté d’investissement des patrons du secteur privé africain. Il est important de noter que celui-ci n’est pas destiné à analyser les conditions d’investissement dans les régions en question.
Après le Burkina Faso, trônant à la tête, et le Bénin, pointant à la 3e place du Top 20 africain, c’est le pays de Faure Gnassingbé qui se positionne avec 5 % des intentions d’investissements des dirigeants de sociétés africains.
“Quoique l’attractivité des investissements soit affectée négativement par le nouveau coronavirus, pandémie du siècle, la République togolaise reste un pays qui attire les opérateurs économiques du secteur privé africain”, a ajouté Victoire Dogbé, directrice de cabinet du président Faure Gnassingbé.

Pourquoi s’implanter au Togo ?

Un marché attractif
– Une amélioration permanente de l’environnement des affaires ;
– Un nouveau code des investissements offrant plusieurs avantages aux investisseurs -(internationaux comme locaux) ;
– Positionnement stratégique par rapport à son port en eau profonde, l’unique dans la sous-région ;
– Bassin d’emplois important et qualitatif ;
– Une croissance en plein essor.

Plus de 12 540 sociétés ont été créées en 2016, contre 7 980, six ans plus tôt. Et si les entreprises panafricaines viennent de plus en plus nombreuses à s’installer à la République togolaise, c’est également parce que le pays a investi, depuis 10 ans, des vingtaines de millions d’euros afin d’offrir les infrastructures administratives et physiques essentielles à sa croissance. C’est particulièrement le cas avec le port de Lomé, devenu aujourd’hui incontournable, au cœur d’un marché de 450 millions d’individus.
Depuis les années 1980, la capitale togolaise, Lomé, abrite le siège de la BOAD (Banque ouest africaine de développement), commune aux sept pays membres de l’Union économique et monétaire ouest-africaine, ainsi que celui de la BID (Banque d’Investissement et de Développement) de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest.

Togo, première destination africaine de nouveaux projets d’IDE en 2019

La République togolaise a été, en 2019, le pays le plus performant du continent en termes de promotion d’IDE. Le pays de Faure Gnassingbé a remporté, de mai à décembre, plus de 21 projets d’investissements nouveaux, contre 8 seulement pour l’ensemble de l’année 2018.
En effet, le Togo a été classé “1er”, parmi le Top 20 des meilleures performances en matière d’investissement direct étranger, devançant ainsi la Côte d’Ivoire et le Burkina Faso.
Ce petit pays de l’Afrique, nouvel entrant au classement, a donc dépassé la moyenne requise dans ce classement (15 nouveaux projets), avec un indice de 14 points.
D’après le rapport intitulé Greenfield Performance Index 2020, c’est le pays de Faure Gnassingbé qui réalise la meilleure performance mondiale. “Avec un indice de 14 points, le Togo a attiré 21 projets d’investissement direct étranger en 2019, ce qui fait de lui le numéro “un” mondial par rapport à la taille de son économie…”, ont indiqué les auteurs du rapport.
La plupart de cet investissement (soit 69 %) vient de la double collaboration signée fin août dernier avec Dangote, le géant nigérien, pour l’installation d’une usine de fabrication de ciment et l’implantation d’une usine de traitement de phosphate. Divers autres événements et faits sont aussi à mettre au crédit de l’an 2019.
A part le Togo “1er”, il y a le Zimbabwe (7e avec 6. 9 points), le Sénégal (8e avec 5. 2 points), le Mozambique (5e avec 7. 3 points) et le Rwanda (3e avec 8. 3 points) qui font partie du Top 10.
“L’année 2019 a été plus que satisfaisante pour la République togolaise : la 1ère notation financière internationale du Togo, le bond de 35 places dans le Doing Business 2020, la tenue du Forum UE-Togo et ses 920 milliards de Francs CFA de promesses d’investissement…”, souligne Victoire Dogbé, directrice de cabinet du chef de l’Etat togolais.

Un marché actif et attractif

– Un nouveau code des douanes qui facilitent le commerce ;
– Une nouvelle agence et une loi pour les investissements dans la zone franche ;
– Un Code de l’investissement toiletté.

La croissance économique de la République togolaise est au-dessus de 8 % depuis quatre ans. Une nette amélioration du climat des affaires.
Ces trois dernières années, le pays a investi afin d’offrir aux sociétés les infrastructures physiques, mais également administratives, essentielles à leur croissance. Les opérateurs économiques attirent avec eux les organismes bancaires, désireux d’accompagner un tel essor. Il est important de souligner que “la stabilité politique du pays rassure les opérateurs”.

Togo : les nouveaux chiffres produits par le rebasage du PIB

 

Suite au Conseil des ministres qui a eu lieu le 12 septembre dernier à Lomé, le président de la République Faure Gnassingbé a annoncé que son pays procède à un rebasage de son produit intérieur brute. C’est une nouvelle procédure comptable qui nécessite le changement de l’année de base des comptes nationaux, comme a expliqué le ministre des Finances, Sani Yaya, au journal togolais en ligne, Togo News. Ainsi, le pays d’Eyadema Gnassingbé utiliserait le dispositif que plusieurs pays dans le continent africain ont adopté.

      Le rebasage du PIB au Togo

Durant une conférence de presse qui eu lie le 16 septembre dernier, le ministre de l’Économie et des Finances, Sani Yaya a affirmé que c’est un grand jour pour le Togo, puisque le gouvernement ait parvenu à mettre en place un nouveau processus qui a déjà débuté en 2018.
En outre, Sani Yaya, le ministre de l’Économie et des Finances togolais, a tenu a remercié le chef de l’État, Faure Gnassingbé, pour ses multiples réformes et son appui afin d’encourager le développement économique au Togo.
Il est essentiel de mentionner que l’INSEED, l’institut national des statistiques et des études économiques, a œuvré aux côtés du gouvernement afin de mettre en place le rebasage du produit intérieur brut.
Le Ministre Yaya a tenu à remercier aussi le fonds monétaire international, ainsi que la commission économique pour l’Afrique, l’Afristat et l’Afritac.

      Les conséquences du rebasage

Selon les journaux togolais en ligne, grâce à ces nouvelles réformes mises en place par l’intermédiaire de l’appui du président de la République Faure Gnassingbé, le pays a pu améliorer sa production intérieure brute. En effet, selon les derniers chiffres publiés, le produit intérieur brute de 2016 se basant sur le système de comptabilité nationale de 2008, est passé de 3 574.4 milliards de FCFA alors qu’il a été de 2 618.1 milliards selon le système de comptabilité nationale de 1993. Par conséquent, la migration du système de comptabilité nationale de 1993 au système de comptabilité de 2008, a permis de la réévaluation du PIB de 36.5 %.
Selon cette nouvelle méthodologie de calcul adoptée par le pays d’Eyadema Gnassingbé, le produit intérieur brut réel pour l’année 2017 est de 3 729.8 milliards de FCFA ce qui présente une croissance économique de 4.3 % entre 2016 et 2017. Le produit intérieur brut s’est établit à plus de 3 710 milliards de FCFA pour la même année. Il est également important de rappeler que les résultats du rebasage du produit intérieur brute selon le système de comptabilité nationale de 2008, s’est établit à 4 230.6 milliards de FCFA en 2019 et à 3 951.4 milliards de FCFA en 2018 contre respectivement 3 216.8 milliards de FCFA et 2 979.6 milliards de FCFA, selon le système de comptabilité nationale de 1993.