Le Togo réévalue son PIB et définit une nouvelle année de base

La République togolaise dispose officiellement d’une nouvelle date de base pour son PIB (Produit Intérieur Brut). Réuni jeudi en Conseil des ministres, le nouveau gouvernement, Victoire Dogbé en tête, a adopté les résultats des travaux de rebasage.
Le 15 octobre dernier, le pays annonçait le rebasage de son Produit Intérieur Brut, lequel a bondi de près de 42 %. Une opération permettant au Togo d’accroître ses capacités d’investissement et d’adapter son PND à la réalité sociale et économique.
Avec environ 4 200 cas déclarés, soit 8 cas pour 200 000 habitants, la République togolaise a été jusqu’à maintenant épargné par la pandémie mondiale de coronavirus (apparu en décembre dernier en Chine, principalement à Wuhan). Un miracle qui ne s’est pas malheureusement produit sur le plan économique. Le nouveau gouvernement du Togo a dû ainsi revoir le taux de croissance de son Produit Intérieur Brut à la baisse pour l’an 2020. Pas si mal, certes, à l’égard de la régression qui frappe aujourd’hui la planète et la majorité des économies de la région. Mais les prévisions du PND 2019-2023 en sont globalement bouleversées. A trois ans de l’échéance de ce plan stratégique destiné essentiellement à transformer l’économie togolaise pour une croissance créatrice d’emplois pour tous, inclusive, résiliente, durable et forte, ses auteurs vont cependant devoir déployer de nouveaux trésors de modélisation. La réévaluation induit une amélioration au niveau de divers critères de convergence.
Le Togo rejoint ainsi des pays comme le Kenya, la Gambie, le Sénégal, le Niger, le Burkina Faso, la Sierra Leone, le Bénin, le Ghana ou le Nigeria, qui ont aussi redéfini une nouvelle année de base et révisé les méthodes de traitement de leurs comptes nationaux. Une réunion devrait être organisée dans les prochaines semaines par les gouvernements, pour mieux expliquer les enjeux et les contours de ce rebasage.

      Togo : le ‘PND’ rénové

Le CCP (Cadre de partenariat pays), lancé pour couvrir la période 2018-2023 et doté d’un portefeuille de plus de 450 milliards de dollars, est en passe d’être révisé. Il devrait ainsi être prolongé jusqu’en 2023. “On va opérer les ajustements essentiels afin de renforcer cet alignement particulièrement en prenant en compte les priorités définies dans le Plan National de Développement et également en étendant la période du CCP jusqu’en 2023”, a ajouté David Malpass, le président du groupe de la Banque Mondiale.
Des réajustements devenus essentiels à l’aune du PND, une feuille de route quinquennale définissant un nouveau paradigme, vision qui nécessite une très forte contribution du secteur privé.

Togo : les attentes et les satisfactions de l’UE

L’Union européenne et le nouveau gouvernement togolais, Victoire Dogbé en tête, ont tenu lundi 7 décembre à Lomé (la capitale togolaise), la XXIe session de leur dialogue qui a mis l’accent sur la promotion d’un développement partagé et le renforcement de leur collaboration. Cette rencontre a permis d’évaluer les relations entre l’Europe et la République togolaise, le nouveau coronavirus et les risques attendus.
Si la délégation de l’Union européenne a salué les avancées du pays de Faure Gnassingbé, elle attend encore des réformes audacieuses, particulièrement pour la consolidation de la justice, la lutte contre toutes les formes de corruption, la démocratie…
Le chef de l’Etat togolais a salué la solidarité montrée par l’UE et ses États-membres.
Il est à noter que la délégation de l’UE a apporté, au niveau national, des soutiens substantiels et rapides afin de mitiger l’impact socio-économique et sanitaire de la pandémie mondiale de coronavirus. Au niveau international, elle a appuyé l’allégement de la dette des régions à faible revenu, frappées de plein fouet par la crise sanitaire et économique.

       Une gestion pragmatique de la pandémie

Les risques potentiels de la crise de la pandémie mondiale de coronavirus (apparue en décembre dernier en Chine, principalement à Wuhan) en matière de situation des droits de l’Homme et d’expression démocratique dans le monde ont été aussi évoqués lors des discussions. Face à cette situation exceptionnelle, l’Union européenne et le Togo ont mobilisé tous les moyens essentiels afin de fournir les réponses appropriées aux besoins des populations les plus vulnérables, les plus touchées. “On a examiné les opportunités de densification via l’amélioration de la gestion des finances publiques et du climat des affaires”, a ajouté le chef de l’Etat togolais, Faure Gnassingbé.
Les discussions entre les deux parties ont porté sur des sujets d’ordre international et national d’intérêt commun, particulièrement le Sommet des chefs de gouvernement et d’Etat UA-UE prévu en mars 2021, le Partenariat UA-UE, la sécurité et la paix dans la sous-région, les priorités du Partenariat UE-Togo, et la pandémie du nouveau coronavirus. Par ailleurs, la délégation de l’UE a évoqué l’insécurité grandissante, qui, aujourd’hui, constitue, une question primordiale, touchant la jeunesse des deux régions.

L’Afrique à l’épreuve de la 5G

Le chemin est un peu long avant le déploiement de la 5G (cinquième génération des standards pour la téléphonie mobile) sur le continent africain, mais, depuis sept mois, divers acteurs ont déjà pris les devants. En Afrique, l’arrivée de la 5G est annoncée à partir de décembre 2020. Des mécanismes pilotes ont été déjà mis en place, depuis quelques années, dans plusieurs pays (à savoir le Togo, la Côte d’Ivoire, le Bénin, le Sénégal, etc.). “Il s’agit d’une innovation très, très attendue, dont le continent pourrait bénéficier”, a ajouté Faure Gnassingbé, le chef de l’Etat togolais.
En janvier 2020, MTN Group (multinationale sud-africaine exerçant dans les domaines des télécommunications) a testé les réseaux 5G à Calabar (au sud-est du Nigeria) et Abuja (capitale de Nigeria), une première en Afrique de l’Ouest. Des tests sont aussi conduits en Afrique du Sud, au Lesotho, au Nigeria, en Côte d’Ivoire et au Gabon, par des acteurs aussi divers que ZTE (Zhongxing Telecommunication Equipment Company Limited ; un équipementier en télécoms coté la Bourse de Shenzhen et à la Bourse de Hong Kong), Ericsson (société suédoise de télécommunications) et Huawei (société fournissant des solutions dans le secteur de la communication et des technologies de l’information).
D’après Victoire Dogbé, la vitesse extrême de téléchargement des données de cette nouvelle technologie révolutionnera les usages dans les transports, la finance, la santé, les médias, l’industrie…
Pour GSM Association (association internationale qui représente les intérêts de plus de 800 constructeurs et opérateurs de téléphonie mobile de près de 350 pays du monde), il y aura des services 5G commerciaux sur environ huit marchés, d’ici à 2024, dont l’Afrique du Sud (Madagascar, Malawi, Lesotho, Botswana, Angola, Comores, etc.), le Nigeria, et le Kenya, avec 36 millions de connexions. Alors que, d’après ZTE, les revenus annuels liés aux réseaux 5G sont anticipés à 15 milliards de dollars à partir de 2025.

        L’Afrique et les promesses de la 5G

En effet, la cinquième génération de réseaux de télécoms apporterait éventuellement un vent de croissance aux services et aux commerces basés principalement sur des modèles reposant sur l’internet très haut débit. La 5G promet un débit beaucoup plus rapide (200 fois plus rapide que la 4G et 100 fois plus rapide que la 4G+), et moins de retard lors de la connexion au réseau. Afin de pouvoir l’utiliser, les fabricants de téléphones et les sociétés de téléphonie mobile doivent se mettre à jour. Il est important de souligner que la pandémie mondiale de coronavirus (apparu en décembre dernier en Chine) ralentit encore plus le processus.

Télécoms : l’Afrique de l’Ouest se met à la 5G, TogoCom ouvre le bal

La 5G (cinquième génération de réseaux de télécoms) se déploie enfin, région après région, dans le monde entier. Elle est la plus grande nouveauté en matière de téléphonie mobile après environ une décennie de LTE 4G (une évolution des normes de téléphonie mobile GSM/EDGE, UMTS, TD-SCDMA et CDMA2000), offrant ainsi des vitesses théoriques jusqu’à 40 fois plus rapides. Néanmoins, tous les pays n’en bénéficient pas aujourd’hui, puisque sa disponibilité dépend de plusieurs facteurs, particulièrement des améliorations apportées par les opérations de télécommunications et de la réglementation gouvernementale. L’Afrique s’est déjà lancée dans la course à cette nouvelle technologie, qui, selon Faure Gnassingbé, le chef de l’Etat togolais, pourrait générer plus de 12 milliards de revenus… A condition que les gouvernements (ou les autorités) accompagnent son essor.
L’avènement du réseau 5G sur le continent africain ne marquera rien de moins que son entrée dans la 4e révolution industrielle. L’installation de tels réseaux semble un peu de la science-fiction à ceux qui sont aujourd’hui encore confrontés à l’insuffisance de la couverture 4G dans les zones rurales.

        L’internet mobile en plein essor

Depuis l’an dernier, plusieurs opérateurs télécoms manifestent leur impatience quant au lancement de ce nouveau réseau. Les investissements dans les tests techniques et l’amélioration des réseaux se multiplient. La pression s’accentue aussi sur les autorités publiques pour qu’ils modifient la classification des licences de télécommunications.
La 5G, quoiqu’elle soit encore au cœur de plusieurs recherches à travers le monde, est déjà une réalité en Afrique.
Les opérateurs de télécommunications du continent africain ont ainsi décidé de se mettre aux réseaux 5G en prenant de l’avance sur les autres pays. Certains en sont au stade de test, tandis que le déploiement a d’ores et déjà commencé pour une compagnie comme TogoCom (leader du marché togolais des télécommunications).
Orange Sénégal a effectué lundi 30 novembre dernier des tests. L’opérateur a montré que la connexion 5G était 200 fois plus rapide que la 4G qui est jusqu’ici le service offert à sa clientèle. Pour l’instant, la date du déploiement n’est pas encore annoncée par les opérateurs de télécommunications.
D’après GSM Association, le trafic des données sur le continent africain sera multiplié par 15 entre 2018 et 2024, avec un taux de croissance de 69 % par an, porté essentiellement par l’augmentation de la consultation de vidéos, avec des contenus de plus en plus locaux.

Au Togo, le PND s’adapte au coronavirus, et se réoriente

Face aux changements d’environnement économique, nationaux comme internationaux, imposés par la crise liée à la pandémie mondiale de Covid-19 (apparu en décembre dernier en Chine, principalement à Wuhan), il s’annonce à la République togolaise des ajustements vis-à-vis du PND, censé arriver en terme en 2023.
Le modèle de ce plan quinquennal (Plan National de Développement) devrait ainsi être repensé, tel que l’annonce Victoire Dogbé, la nouvelle cheffe du gouvernement. Selon cette dernière, le Togo doit particulièrement repenser son modèle économique pour le rendre beaucoup moins dépendant de l’extérieur et alors plus résilient (résistant ou solide) face aux chocs externes. En effet, le ‘Plan National de Développement’ révisé et réactualisé, devrait se concentrer notamment sur des chaînes de valeurs agricoles et le développement agro-industriel.
Concrètement, la nouvelle politique s’articulera autour de la création de trois agropoles intégrés, principalement dans les secteurs industriels et agricoles pour créer plus d’emplois et développer les chaînes de valeur. Il est important de rappeler que le PND, qui est articulé en 3 axes, ambitionne d’atteindre, à l’horizon 2023, un taux de croissance de 12 %, avec dans la foulée, la création de plus de 750 000 emplois.

     Le PNUD va aider le Togo pour son PND

Le PND a été officiellement lancé en mars 2019 par le chef de l’Etat togolais, Faure Gnassingbé, au cours d’une cérémonie à laquelle ont pris part plusieurs personnalités du monde de l’écosystème international et financier, particulièrement Patrick Sevaistre (économiste français), Mathey Samuel (économiste togolais promoteur du concept ‘entreprendre à 0 franc), Ayeyemi Ade (PDG de la société ETI) et Zinsou Lionel (ancien premier ministre du Bénin).
Dans son discours de lancement, le chef de l’Etat tire sa source d’inspiration de la devise du Togo où l’emploi occupe la première place et encourage ses compatriotes à cultiver cette valeur. A noter que le Plan National de Développement vise une croissance de 12 % chaque année avec un pic de 13. 5 % en 2023 et aussi à créer plus de 800 000 emplois à l’échéance 2023. Le pays de Faure Gnassingbé devrait ainsi mobiliser 5 985 milliards de Francs CFA pour sa mise en œuvre, dont une partie du secteur privé projetée à 72 %.
Le PNUD (Programme des Nations unies pour le développement) veut alors aider le Togo à mettre en œuvre, son PND. L’accent sera mis tout spécialement sur les projets porteurs via cette collaboration qui va aider à mobiliser des ressources financières, humaines et techniques. Et cela, pour l’attraction d’investissement de qualité dans les secteurs porteurs du PND.

Togo News : la Banque Mondiale (BM) confirme son engagement en faveur du financement du PND

Les institutions de Bretton Woods que sont le FMI (Fonds monétaire international) et le groupe de la Banque Mondiale (BM) et le gouvernement togolais, Victoire Dogbé en tête, entendent mettre à profit les réunions de Printemps des 2 organisations, se déroulant du mardi 24 au lundi 30 novembre 2020 à Washington, afin de renforcer leur collaboration pour impacter de façon positive le quotidien des populations. La délégation togolaise multiplie ainsi les rencontres avec la haute direction et les experts des différentes organisations. L’occasion pour partager la vision et la position de la République togolaise à travers le PND.
Le groupe de la Banque Mondiale est résolument engagé à appuyer le PND du Togo, nécessitant un investissement total de 7 850 milliards de Francs CFA.
Au cours de sa visite au Togo, la nouvelle directrice des opérations de l’institution de Bretton Woods, Coralie Gevers, a réitéré cet engagement. “Le pays peut ainsi compter sur l’appui continu de notre groupe. On continuera à soutenir le PND du Togo pour particulièrement favoriser une croissance inclusive, forte, durable, résultante de l’amélioration de la promotion de l’entreprenariat et du climat des affaires”, ajoute-t-elle.

    La Banque Mondiale s’attache à aider le Togo à consolider la relance économique et lutter contre la pauvreté

Le groupe de la Banque Mondiale avait promis d’aligner son CPP (Cadre de Partenariat) sur le Plan National de Développement. Le portefeuille actuel de cette institution comporte 23 projets pour 760 millions d’euros, soit 530 millions de Francs CFA.
Ces projets couvrent la totalité du territoire et concernent divers secteurs particulièrement gouvernance, infrastructures urbaines, énergie, mines, télécommunications, agriculture, emploi des jeunes, filets sociaux et développement communautaire, éducation et santé.
Il est important de rappeler que la République togolaise est à la recherche de 7 850 milliards de Francs CFA pour financer son plan quinquennal. Le Togo compte, selon la nouvelle cheffe du gouvernement, sur l’appui continu du secteur étranger à hauteur de 48 % et du secteur privé à 69 % pour dérouler son PND élaboré sur une période de cinq ans.
A noter que la Banque Mondiale et le Fonds monétaire international tiennent, chaque année, une Assemblée annuelle en septembre, et des réunions de printemps en novembre afin d’examiner diverses questions liées essentiellement aux finances, au développement économique international et à la réduction de la pauvreté.
Pour aider le Togo à faire face à la pandémie mondiale de coronavirus, pire ennemie de l’humanité, le groupe de la Banque Mondiale a ajusté son programme pour contribuer à la mise en place œuvre du plan national de riposte.

Togo : le secteur agricole reste et demeure le principal levier de relance de l’économie

Si l’économie du Togo était un corps humain, l’agriculture sera assurément sa colonne vertébrale. Ce n’est pas un secret. Le secteur de l’agriculture, dont le potentiel est de plus en plus valorisé ces trois dernières années, est la cheville ouvrière de l’économie togolaise. Ce secteur, avec une contribution de plus de 52 % au PIB (Produit Intérieur Brut), a créé l’an dernier plus de 350 000 emplois. “L’agriculture est le premier pourvoyeur d’emplois de l’économie togolaise”, a ajouté Faure Gnassingbé, le chef de l’Etat du Togo.
D’après les dernières données publiées la semaine dernière par l’ANPE (Agence Nationale Pour l’Emploi), le secteur agricole concentre, à lui seul, 75 % des 450 000 emplois générés l’année dernière.

      Les agropoles : une panacée pour l’agriculture africaine ?

La République togolaise, ayant opté pour une refonte de sa politique agricole pour mieux faire face aux problèmes d’emplois et tirer parti de son potentiel agricole, a récemment mis en place plusieurs dispositifs d’accompagnement des jeunes vers ce secteur.
Particulièrement l’AGRISEF (Accès des Agriculteurs aux Services Financiers), le MIFA (Mécanisme Incitatif de Financement Agricole), le FAIEJ (Fonds d’Appui aux Initiatives Economiques des Jeunes), le PNPER (Projet National de Promotion de l’Entreprenariat des Jeunes), et le PAIEIJ (Projet d’Appui à l’Employabilité et à l’Insertion des Jeunes dans les Secteurs Porteurs). De plus, dans sa vision de contrer le sous-emploi et le chômage, la République togolaise a pris le mal à la racine.
Des agropoles (ou des pôles de croissance agricoles) ont été créés au Togo afin de favoriser l’investissement agricole. Ceux-ci sont censés être des pôles d’excellence visant essentiellement à contribuer à assurer la sécurité alimentaire et à booster la productivité.
La PPP (Promotion du Partenariat Public-Privé) comme stratégie de financement du secteur de l’agriculture en Afrique subsaharienne (à savoir le Bénin, le Burkina Faso, Cameroun, Angola, Afrique du Sud, Burundi, Botswana, etc.) s’amplifie.
Depuis plus de cinq ans, les agropoles se multiplient et occupent une place primordiale. Les pôles de croissance agricole sont plutôt fait pour enrichir des groupes (particulièrement grands) que pour assurer la sécurité alimentaire des populations togolaises.
“La création d’emplois décents pour les jeunes demeure une priorité de la feuille de route gouvernementale 2019-2025. La République togolaise bénéficie d’un climat de stabilité et de paix permettant de faire des réformes voire de les accélérer au profit des jeunes”, a déclaré Victoire Dogbé, la nouvelle cheffe du gouvernement.

Panorama de l’agriculture au Togo : aujourd’hui et demain…

Au Togo, le secteur de l’agriculture représente 29 % du Produit Intérieur Brut (PIB) et occupe environ 72 % de sa population active, pour une superficie évaluée à 4. 9 millions d’hectares. L’agriculture prend ainsi une bonne place dans le PND 2018-2022 de la République togolaise (Plan National de Développement). Quoique levier principal de l’économie du pays, le secteur de l’agriculture est marqué par un très faible niveau technique et un faible niveau de crédit (3 % seulement des crédits bancaires en 2019).
L’agriculture est exposée à des variations considérables d’une année à l’autre.
Il est important de souligner que les rendements agricoles (quantité de produits récoltée sur une surface cultivée donnée) sont assez inégaux d’une ville à l’autre. Pour ce qui est du sol, le pays de Faure Gnassingbé possède des terres assez riches (la majorité de celles-ci sert à la culture du blé et du coton). Les terres de la région maritime (situé au sud du pays ; la région la plus peuplée du Togo) sont réputées pour leur fertilité, leur richesse, tandis qu’au contraire, la géomorphologie caillouteuse de la région Centrale la rend beaucoup plus difficile à exploiter. A noter que la révolution verte (une politique de transformation des agricultures des pays les moins avancés ou des pays en développement, fondée essentiellement sur l’utilisation et l’intensification de variétés de céréales à hauts potentiels de rendements) de la République togolaise a été lancée en 1980.

     L’agriculture a créé plus de 300 000 emplois en 2019

Selon Victoire Dogbé, la nouvelle cheffe du gouvernement, plus de 3. 2 milliards de Francs CFA seront investis dans les cinq prochaines années pour accompagner le développement du secteur agricole. Un peu plus de la moitié proviendront d’investissements privés.
Le PNIASAN (Programme de sécurité nutritionnelle et alimentaire, et d’investissement agricole) prévoit ainsi d’injecter 82 milliards de Francs CFA par an.
Les investissements publics se concentreront donc sur le soutien à la formation agricole, le soutien à la gestion et à la planification des unités spatiales de développement agricole, la réalisation d’infrastructures de production, au recours aux nouvelles technologies.
Afin de mobiliser les fonds privés, le gouvernement togolais entend multiplier les agropoles à travers le pays et développer l’agro-industrie.
Le programme d’investissement agricole devrait donc permettre la création de plus de 20 000 emplois décents. Selon les prévisions du gouvernement togolais, l’indice de pauvreté rurale pourrait ainsi passer de 63 % à 36 %. Au global, plus de 5 millions de Togolais sont concernés par cet ambitieux programme.
Le but principal de cette nouvelle politique est de parvenir, d’ici cinq ans, à un doublement du revenu des agriculteurs et un taux de croissance agricole moyen de 12 %. Ce nouveau programme vise principalement à développer une agriculture moderne, garantissant la sécurité alimentaire.

Togo : la Bank Of Afrika (BOA) va accompagner les 5 projets les plus innovants

La BOA (une référence majeure du secteur bancaire, appuyée par un groupe Panafricain en plein essor, et forte d’une longue expérience) promet son accompagnement aux cinq meilleurs projets retenus comme les plus innovants. Le groupe BMCE Bank a ainsi porté la nouvelle aux cinq finalistes au cours d’une rencontre, jeudi 3 septembre dernier. Selon Victoire Dogbé, la cheffe du gouvernement, cet accompagnement se traduira par une aide au crédit (Le Prêt des collectivités territoriales, Prêt aux fonctionnaires, Prêt épargne logement (issu du PEL), Prêt Conventionné (PC), Prêt d’Accession Sociale (PAS) : prêt d’aide à l’accession à la propriété, Prêt à taux zéro (PTZ) : l’emprunt subventionné sans intérêts à payer, Comparatif des prêts aidés) que pourraient solliciter les porteurs des cinq projets. Les finalistes devront ainsi élaborer très prochainement leur business model (un prérequis indispensable à son lancement).
Selon Faure Gnassingbé, le chef de l’Etat du Togo, l’appui de la filiale togolaise de BMCE Bank devrait ainsi compléter les prix que les lauréats (ou vainqueurs) ont reçu. Des enveloppes respectives de 450 000 de Francs CFA, 620 000 de Francs CFA, et 2 millions de Francs CFA pour les trois premiers. Les deux autres finalistes ont empoché, chacun, 230 000 de Francs CFA.

      Ecobank, banque la plus innovante dans les services financiers

Ecobank Transnational Incorporated a décroché le Trophée de l’Innovation dans les services financiers, le mois dernier, décerné par le magazine African Banker.
Cette distinction vise principalement à applaudir les organismes bancaires africains ayant fait usage pratique et original de la technologie, afin d’offrir les meilleurs services à leur clientèle (particulièrement, des services plus abordables, améliorés ou plus pratiques).
Ecobank veut ainsi fournir des produits bancaires innovants, abordables, pratiques et accessibles qui font une différence pour des milliers de sociétés et de personnes à travers l’Afrique. Pour le président-directeur général du groupe, le Trophée reconnait les efforts de transformation digitale entamés, depuis cinq ans, par sa multinationale.
En matière de responsabilité sociétale d’entreprise, Ecobank vient d’être reconnu comme meilleure banque africaine. “Notre groupe met à profit ses capacités et ses ressources afin de contribuer au développement économique et social du continent africain”, soutient Aye Ayeyemi, le DG du groupe. Cette multinationale est particulièrement un partenaire stratégique des Conférences internationales, depuis plus de cinq ans, pour l’entreprenariat social de Lomé.

Togo : plus de 15 000 km de pistes à aménager par an

Le gouvernement de Victoire Dogbé ambitionne d’aménager, par an, plus de 15 000 pistes rurales. Le but principal étant de procéder à l’entretien mécanisé des pistes rurales prioritaires de 3 560 km, et à l’entretien manuel du réseau des pistes rurales déjà existants de 8 952 km. C’est Kanfitine Issa-Tchédé, le ministre des pistes rurales et du désenclavement, qui a diffusé cette information, lors d’une rencontre avec plusieurs acteurs, principalement axée sur la feuille de route (pour la période 2021-2026) de son département.
Le pays a injecté, sur la période 2017-2020, des fonds considérables dans les infrastructures de transport, particulièrement les pistes et les routes pour faciliter l’accès aux activités économiques et à des zones rurales. Le Togo compte aujourd’hui près de 3 200 pistes rurales réhabilitées. Début octobre, il a bénéficié de financement à hauteur de 8 milliards de Francs CFA.

     Togo : une politique nationale de sécurité routière pour lutter contre les accidents

Face à la recrudescence des accidents, le pays de Faure Gnassingbé veut mettre en place une politique de sécurité routière. En ce sens, une communication a été présentée par madame Dogbé, la nouvelle cheffe du gouvernement, en Conseil des ministres ce vendredi 06 novembre 2020. Le but ? Renforcer les mécanismes de contrôle et de surveillance routiers. ‘La politique nationale de sécurité routière mettra particulièrement une approche basée sur les quatre piliers suivants : secours, usagers, la qualité des véhicules, management infrastructure.
Malgré les diverses actions et sensibilisations menées par des acteurs civils, les ONG (Organisation non-gouvernementale ; Organisme financé principalement par des dons privés, qui se consacre à l’action humanitaire) et les autorités togolaises, la situation sur la sécurité routière reste préoccupante. Près de 3 650 accidents de la route ont été enregistrés au premier trimestre 2020, dont 4 203 cas où des blessés ont été déplorés et 580 cas mortels. Les services en charge de la sécurité routière devront aussi faire preuve de plus de rigueur dans les contrôles.
Cette politique de la sécurité routière répond à l’impératif de faire de la République togolaise un hub logistique d’excellence dans la sous-région.