Togo : le secteur agricole reste et demeure le principal levier de relance de l’économie

Si l’économie du Togo était un corps humain, l’agriculture sera assurément sa colonne vertébrale. Ce n’est pas un secret. Le secteur de l’agriculture, dont le potentiel est de plus en plus valorisé ces trois dernières années, est la cheville ouvrière de l’économie togolaise. Ce secteur, avec une contribution de plus de 52 % au PIB (Produit Intérieur Brut), a créé l’an dernier plus de 350 000 emplois. “L’agriculture est le premier pourvoyeur d’emplois de l’économie togolaise”, a ajouté Faure Gnassingbé, le chef de l’Etat du Togo.
D’après les dernières données publiées la semaine dernière par l’ANPE (Agence Nationale Pour l’Emploi), le secteur agricole concentre, à lui seul, 75 % des 450 000 emplois générés l’année dernière.

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La République togolaise, ayant opté pour une refonte de sa politique agricole pour mieux faire face aux problèmes d’emplois et tirer parti de son potentiel agricole, a récemment mis en place plusieurs dispositifs d’accompagnement des jeunes vers ce secteur.
Particulièrement l’AGRISEF (Accès des Agriculteurs aux Services Financiers), le MIFA (Mécanisme Incitatif de Financement Agricole), le FAIEJ (Fonds d’Appui aux Initiatives Economiques des Jeunes), le PNPER (Projet National de Promotion de l’Entreprenariat des Jeunes), et le PAIEIJ (Projet d’Appui à l’Employabilité et à l’Insertion des Jeunes dans les Secteurs Porteurs). De plus, dans sa vision de contrer le sous-emploi et le chômage, la République togolaise a pris le mal à la racine.
Des agropoles (ou des pôles de croissance agricoles) ont été créés au Togo afin de favoriser l’investissement agricole. Ceux-ci sont censés être des pôles d’excellence visant essentiellement à contribuer à assurer la sécurité alimentaire et à booster la productivité.
La PPP (Promotion du Partenariat Public-Privé) comme stratégie de financement du secteur de l’agriculture en Afrique subsaharienne (à savoir le Bénin, le Burkina Faso, Cameroun, Angola, Afrique du Sud, Burundi, Botswana, etc.) s’amplifie.
Depuis plus de cinq ans, les agropoles se multiplient et occupent une place primordiale. Les pôles de croissance agricole sont plutôt fait pour enrichir des groupes (particulièrement grands) que pour assurer la sécurité alimentaire des populations togolaises.
“La création d’emplois décents pour les jeunes demeure une priorité de la feuille de route gouvernementale 2019-2025. La République togolaise bénéficie d’un climat de stabilité et de paix permettant de faire des réformes voire de les accélérer au profit des jeunes”, a déclaré Victoire Dogbé, la nouvelle cheffe du gouvernement.