Togo : les attentes et les satisfactions de l’UE

L’Union européenne et le nouveau gouvernement togolais, Victoire Dogbé en tête, ont tenu lundi 7 décembre à Lomé (la capitale togolaise), la XXIe session de leur dialogue qui a mis l’accent sur la promotion d’un développement partagé et le renforcement de leur collaboration. Cette rencontre a permis d’évaluer les relations entre l’Europe et la République togolaise, le nouveau coronavirus et les risques attendus.
Si la délégation de l’Union européenne a salué les avancées du pays de Faure Gnassingbé, elle attend encore des réformes audacieuses, particulièrement pour la consolidation de la justice, la lutte contre toutes les formes de corruption, la démocratie…
Le chef de l’Etat togolais a salué la solidarité montrée par l’UE et ses États-membres.
Il est à noter que la délégation de l’UE a apporté, au niveau national, des soutiens substantiels et rapides afin de mitiger l’impact socio-économique et sanitaire de la pandémie mondiale de coronavirus. Au niveau international, elle a appuyé l’allégement de la dette des régions à faible revenu, frappées de plein fouet par la crise sanitaire et économique.

       Une gestion pragmatique de la pandémie

Les risques potentiels de la crise de la pandémie mondiale de coronavirus (apparue en décembre dernier en Chine, principalement à Wuhan) en matière de situation des droits de l’Homme et d’expression démocratique dans le monde ont été aussi évoqués lors des discussions. Face à cette situation exceptionnelle, l’Union européenne et le Togo ont mobilisé tous les moyens essentiels afin de fournir les réponses appropriées aux besoins des populations les plus vulnérables, les plus touchées. “On a examiné les opportunités de densification via l’amélioration de la gestion des finances publiques et du climat des affaires”, a ajouté le chef de l’Etat togolais, Faure Gnassingbé.
Les discussions entre les deux parties ont porté sur des sujets d’ordre international et national d’intérêt commun, particulièrement le Sommet des chefs de gouvernement et d’Etat UA-UE prévu en mars 2021, le Partenariat UA-UE, la sécurité et la paix dans la sous-région, les priorités du Partenariat UE-Togo, et la pandémie du nouveau coronavirus. Par ailleurs, la délégation de l’UE a évoqué l’insécurité grandissante, qui, aujourd’hui, constitue, une question primordiale, touchant la jeunesse des deux régions.